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Références

Nous vous présentons en I quelques livres et articles ayant un lien direct avec la démocratie directe et en II des citations et pensées plus ou moins connues...

Plan

I. Quelques références bibliographiques en rapport avec la démocratie directe

II.Citations et pensées...

 

I. Quelques références bibliographiques en rapport avec la démocratie directe

I.1. Démocratie directe : Faits et arguments sur l’introduction de l’initiative et du référendum de Jos Verhulst et Arjen Nijeboer 

C'est la bible de la Démocratie directe.

Il est téléchargeable gratuitement en français notamment sur :

http://www.democracy-international.org/index.php?eID=tx_nawsecuredl&u=0&file=fileadmin/pdfarchiv/di/verhulst-nijeboer-direct-democracy-fr.pdf&t=1309105919&hash=7a2f5bd08e0fff05572d95d51192bf85

Il n'a pas été misà jour c'est dommage . Le peuple suisse, le 7 mars 2010 a voté a 73% OUI à l'abrogation d'une loi qui allait baisser les retraites. Et en Italie, les 12-13 JUIN 2011 le peuple , par RIC , a abrogé avec 95% de OUI et 57% de partcipation trois lois: Une sur la privatisation de l'eau, une sur la reprise du programme nucléaire d'électricité, une sur l'immunité judiciaire du premier et des autres ministres.

II.2 “La démocratie locale et le référendum ” de Marion Paoletti, chez l’Harmattan

Ce livre extrait de sa thése est une mine de renseignements sur la démocratie directe notamment sur les référendums au niveau communal.

II.3 " Le référendum" Chez que sais-je? ( mais il est épuisé..depuis longtemps!)

Son auteur, Mme Michèle Guillaume-Hofnung  professeur de Droit auteur du livre nous indique page 31: 

" Peut-on borner le domaine d'intervention du peuple? Rien ne justifie une réponse positive si ce n'est un doute de mauvais aloi, sur la capacité de celui ci."

II.4 "DEMOCRATIE le nom volé d’une idée violée" de Jean-Claude Martin

Voir un résumé du livre par Michel PEYRET.

Voir la conclusion générale du livre avec les commentaires de Y.B. 

 

II.Citations et pensées...

Alain.
La liberté est fille de la vigilance. La pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique

Arendt Hannah
Le pouvoir jaillit parmi les hommes quand ils agissent ensemble.

Aristote
Le commencement est la moitié du tout.

Bakounine Michel
-
Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes ou femmes, sont également libres.
- La plus belle ruse du diable est de nous persuader qu’il n’existe pas.


Bobin Christian
Avec le temps bien des gens lâchent. Ils disparaissent de leur vivant
et ne désirent plus que des choses raisonnables.

Boileau Nicolas
-
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.

Broch Henri
-
Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance.

Burke Edmond (1929 - 1997)
La seule chose qui permet au mal de triompher, c'est l'inaction des hommes de bien.

René Char
- Comment la fin justifierait-elle les moyens ? Il n'y a pas de fin, seulement des moyens à perpétuité. (L'âge cassant)

Churchill Wilson
- Mieux vaut prendre le changement par la main si vous ne voulez pas qu’il vous saisisse à la gorge.

Chouard Etienne
- Si dieu existe, c’est un salaud… ou un bon à rien.

Coluche
- La dictature, c'est ferme ta gueule, la démocratie c'est cause toujours...
- Dieu n’a qu’une excuse c’est qu’il n’existe pas

Condorcet
- Le pouvoir politique n'est légitime que s'il émane directement du peuple.

Daste Lucien ("Intellectuel anthropocrate")
- La représentation populaire conçoit l'art de gouverner comme un élevage de singes.

Der Diégo
De cet ancien Palais aux racines ducales
Cédé par la Bourbon au marquis de Lassay
Il devint le berceau d'Assemblée Nationale
Horrible paravent de textes et décrets.
_____________________________________
L'Hospital et Sully, d'Aguesseau à Colbert,
Ces commis de l'Etat, immobiles, impuissants.
En ce temple maudit aux multiples travers
L'innommable arbitraire revient en conquérant.
_____________________________________
Que demande le peuple aux instances suprêmes ?
Le droit de concourir à l'expression des lois !
Par cette création et ce juste barème
La conduite de tous et de fort bon aloi.
_____________________________________
Que n'aviez-vous promis dans votre propagande,
Tous ces Partis menteurs d'une folle espérance !
Elle ravissait l'âme sans qu'elle fût trop grande
Pour ne point aboutir à folle décadence.
_____________________________________
D'un pouvoir partagé, promesses non tenues !
Démocratie Directe oh, combien désirée !
Vos actes et discours ne sont point parvenus
A placer l'électeur à l'égal des élus.
_____________________________________
Malgré nos pétitions et toute remontrance,
Satires et pamphlets se mêlant à l'action
Auraient dû vous pousser à l'humble repentance,
Provoquant de ce fait la juste rédemption.
_____________________________________
Aujourd'hui, députés, d'une infâme cuisine
Convaincus de dénis, mensonges et abus,
Regagnez vos pénates, lares et bassines
Concoctez-vous vos plats et vivez en reclus.
_____________________________________
Le peuple est informé fort capable aujourd'hui
Et non pas pour le pire, mais bien pour le meilleur
De créer par lui seul sans jamais un appui,
Les règles et canons utiles à Société.
_____________________________________
Les élus de demain qu'ils soient sots ou mutins
Ne peuvent en aucun cas s'opposer au destin.
Le peuple à tout loisir d'imposer le scrutin,
En toute circonstance, il reste SOUVERAIN !
_____________________________________
Ne voulant point souffrir d'injustices ou de craintes
Que les Référendums deviennent nos sauveurs !
Aux plumes citoyens la musique est empreinte
Des pleurs de nos anciens qui furent salvateurs.

Decollogne Michel
- Il n'y a que les citadelles qui sont à prendre, pas les espaces communs.

De Gaulle Charles
- La volonté du peuple ne doit pas être confisquée par quelques dizaines de Ponce Pilate...

De la Boétie Etienne
-
Soyez résolu de ne servir plus, et vous voilà libre. (La servitude volontaire (1552 ? publié en 1576)

Delannoi Gil (Directeur de recherche FNSD)
- Il n'est pas démocratique de dire qu'un peuple n'est pas "assez éduqué" pour prendre des décisions politiques.
- Il n'est pas démocratique de s'opposer (... )à certaines formes d'initiative populaire en matière de législation.

Einstein Albert
Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé.
On ne règle pas un problème en utilisant le système de pensée qui l'a engendré.
Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre.

France Anatole
- On ne meurt pas pour la Patrie, on meurt pour les industriels.

Franklin Benjamin
- Qui préfère la sécurité à la liberté aura tôt fait de perdre les deux.

Gambetta Léon
- Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire.

Gandhi
- La vraie démocratie ne viendra pas de la prise de pouvoir par quelques uns, mais du pouvoir que tous auront de s'opposer aux abus de pouvoir.
- Celui qui voit un problème et qui ne fait rien, fait partie du problème.
- Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu'il s'agit de principes fondamentaux.

Gide André
La promesse de la chenille - N'engage pas le papillon.
[ Journal 1939-1949 Souvenirs, 23 février 1941 ]

Goethe
Tout a déjà été pensé, l’important c’est d’y penser à nouveau.

Guillaume-Ofnung Michéle ( Professeur de Droit, auteur du livre "le référendum" chez Que sais-je?)
- "Peut-on borner le domaine d'intervention du peuple ? Rien ne justifie une réponse positive si ce n'est un doute de mauvais aloi, sur la capacité de celui ci.

Halimi Serge
- Le journalisme, c'est rendre intéressantes des choses importantes, pas l'inverse.

Hobbes Thomas
-
Les mots sont les jetons des sages, qui ne s'en servent que pour calculer, mais ils sont la monnaie des sots, qui les estiment en vertu de l'autorité d'un Aristote, d'un Cicéron, d'un saint Thomas. (Le Léviathan)

Hugo Victor

- Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.

- Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue.
- L'Europe ne peut être tranquille tant que la France n'est pas contente.
- Chacun se fait, sans pitié pour le pays, une petite fortune particulière dans un coin de la grande infortune publique
( Ruy Blas)
- Les Utopies d’aujourd’hui sont les Vérités de demain.
- Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée.

Jaurès Jean

-Nous avons conquis le suffrage universel, il nous reste à conquérir la souveraineté populaire.

- Le socialisme c'est d'abord une morale.

Lacordaire
-
Entre le fort et le faible, c'est la loi qui protège et la liberté qui asservit.

Proust Marcel
-
Ce que racontaient les gens m'échappait, car ce qui m'intéressait, c'était non ce qu'ils voulaient dire, mais la manière dont ils le disaient, en tant qu'elle était révélatrice de leur caractère ou de leurs ridicules. (Le temps retrouvé)

Mirabeau ?
- L
es hommes sont comme les lapins : ils s’attrapent par les oreilles…

Montesquieu, (1689-1755)
- Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous.
- Quand les sauvages de la Louisiane veulent avoir du fruit, ils coupent l'arbre au pied, et cueillent le fruit. Voilà le gouvernement despotique.
- Les grandes récompenses dans une monarchie et dans une république sont un signe de leur décadence, parce qu'elles prouvent que leurs principes sont corrompus. (De l'esprit des lois)
- Il est mille fois plus aisé de faire le bien, que de le bien faire.
- L'esprit d'égalité extrême, conduit au despotisme d'un seul.
- Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires.
- Lorsqu'on veut changer les moeurs et les manières, il ne faut pas les changer par les lois.
- On sent les abus anciens, on en voit la correction ; mais on voit encore les abus de la correction même. (De l'esprit des lois)
- La faveur est la grande divinité des Français.( Lettres persanes)
- [_] il n'y a jamais eu de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que dans celui du Christ. (Lettres Persanes)
- Les Français [...] enferment quelques fous dans une maison, pour persuader que ceux qui sont dehors ne le sont pas.(Lettres persanes)
- J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers. (Mes pensées)

Orwel Georges
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges,
respectables les meurtres et à donner l'apparence de la solidité, à ce qui n'est que du vent.

Pascal Blaise
- Les mots diversement rangés font un divers sens et les sens diversement rangés font différents effets.(Pensées)

Platon
- C'est lorsqu'on a frotté les uns contre les autres, noms, définitions, visions, sensations, qu'on a discuté dans les discussions à l'amiable, où l'envie ne dicte ni les questions ni les réponses, qu'éclate et encore à grand'peine, la lumière de la sagesse et de l'intelligence.

Renard Jules
- Écrire, c'est une façon de parler sans être interrompu.

Sabatier Robert
- Une opposition sans proposition n'est qu'un mouvement d'humeur.

Saint-Exupéry Antoine de
- Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.
- L’important, ce n’est pas de prévoir l’avenir, c’est de le rendre possible.

Sénèque
- Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

Talleyrand
-
La politique, c’est l’art d’agiter le peuple avant de s’en servir.

Valéry Paul
- La politique c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
- La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire.

Voltaire (François Marie Arouet, dit)
- Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. (Questions sur les miracles)
- Si les hommes définissaient les motifs dont ils se servent, il y aurait moins de disputes, et plus d'un royaume a été bouleversé pour un malentendu. (Essais sur les moeurs)
- Il me paraît essentiel qu' il y ait des gueux ignorants. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu." "Lettre à Damilaville" 01.04.1766
- Ils ne se servent de la pensée que pour autoriser leurs injustices et n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées. ( Dialogue, le Chapon et la Poularde (1763).
- On a trouvé en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres.- Le Sottisier.

Wiesel Elie (Prix Nobel de la Paix)
- Nous devons tous prendre parti :la neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime.

Auteur inconnu

- Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

- Si vous croyez tout ce que vous lisez vous feriez mieux de ne pas lire (Proverbe japonais.)

- On ne déifie que ce qu’on ne comprend pas.

- La publicité est une taxe, tellement visible qu’on ne la voit pas comme taxe.

- On ne graisse que l’essieu qui grince.

- Il est impossible de bouger une armoire de l’intérieur

- La fraternité n'existe qu'entre ceux qui luttent.

- La pub visant les enfants, c’est de la pédophilie mentale.

- Avec suffisamment de paires d'yeux, toutes les erreurs sont révélées

- Sans vous, tout est bloqué...Avec vous, rien n’est impossible.

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mardi 5 avril 2011

Démocratie: "le nom volé d'une idée violée", résumé du livre de J.C. Martin, par Michel Peyret

C'est de DEMOCRATIE dont parle ainsi celui qui fut, entre autres titres et fonctions, Recteur de l'Académie de Bordeaux, Jean-Claude Martin.

Il livre, dans son essai, « Démocratie, le nom volé d'une idée violée », une analyse de ses recherches sur la démocratie et le pouvoir et présente une nouvelle grille d'analyse de ses recherches sur la démocratie et le pouvoir, et présente une nouvelle grille d'analyse des régimes politiques qui aboutit à un constat critique sur les « démocraties » parlementaires existantes.

Quand on consulte la table des matières, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une somme de 400 pages. Difficile d'en faire un court résumé sérieux

Heureusement, Jean-Claude Martin termine son ouvrage par une « conclusion générale » d'une vingtaine de pages dont il est plus facile d'extraire les idées essentielles.

POURQUOI LA DEMOCRATIE N'A PAS ETE APPROFONDIE ?

 D'autant qu'il y a une courte conclusion à la générale, et l'habitude prise de « commencer par les fins » nous conduit à en donner connaissance sans attendre.

« Si le progrès humain existait, la démocratie, idée née et pratiquée en Grèce, il y a plus de vingt-cinq siècles, aurait été approfondie, améliorée, épanouie et étendue à toute l'humanité. Les hommes et les femmes auraient, partout sur Terre, des droits égaux, associés à des possibilités réelles d'en bénéficier également et concrètement, sans discriminations, mais sans privilège ni excès.

« L'état dans lequel se trouve notre planète est tel, après tant d'années d'exercice de gouvernements imposés ou délégués, que seul le peuple paraît pouvoir modifier la trajectoire de son destin qui le mène tout droit vers des catastrophes humaines et écologiques sans précédent. »

 L'ISSUE : CROIRE AU PEUPLE

 « Il n'y a d'autre issue que de croire au peuple, insiste le texte, car, à désespérer de lui, c'est l'homme qu'on désespère. Il n'y a pas d'autre issue que l'espoir en nous-mêmes rassemblés en démocratie, pour décider, agir, et mieux vivre, plus nombreux, différents mais semblables. »

Jean-Claude Martin considère que, parmi les termes politiques les plus usités, celui qui remporte la palme est, sans doute, le mot « démocratie ». Le mot volé, l'idée qu'il était censé recouvrir a été affadie, dénaturée, et dit-il tout net, violée par ses prétendus défenseurs. Le mot restait encore à définir et la tâche était réputée impossible – dans le sens où aucune définition ne serait acceptable par tous.

Il est ressorti du premier examen, que définir la démocratie à partir de la « chose » qu'elle désigne – les systèmes politiques anciens ou actuels qui portent son nom ou se réclament d'elle – ne convenait pas : ils sont tous différents et intègrent dans leur organisation d'autres principes ou critères, liés à des objectifs pluriels.

LE PEUPLE ET LES POUVOIRS

  En reprenant l'étude du mot grec, la démocratie est composée de deux éléments fondamentaux : le peuple et les pouvoirs de gouvernement. Elle exprime la possession de ces pouvoirs par le peuple. Et le peuple, ce sont les gens !

Pour Jean-Claude Martin, « la démocratie est un régime politique dans lequel le peuple, avec ses classes inférieures, possède les pouvoirs de gouvernement. »

Mais quels pouvoirs sont à considérer parmi le nombre incalculable et de types variés qui peuvent être dénombrés ? Il est donc indispensable de connaître la nature du pouvoir, s'il en a une, unique, et si elle recouvre tout ce qu'on considère comme pouvoirs.

L'étude doit donc bifurquer vers un essai de détermination de la nature du pouvoir...

 LA DEMOCRATIE ET LA LIBERTE

 L'idée de démocratie est également toujours associée à celle de liberté, dès même l'époque grecque. Mais la liberté est aussi une notion complexe en soi, recouvrant des aspects divers qui ne sauraient être réduits à la liberté de pensée et de décision...

Aussi, selon Jean-Claude Martin, « indépendamment de toute notion de morale ou de devoir qui relèvent d'autres critères d'appréciation, on considère qu'un individu est libre, dans une situation donnée de la vie en société, lorsque ses possibilités d'action sont supérieures à l'opposition de contraintes qu'il subit en la circonstance (rapports sociaux, nécessités morales et matérielles, exigences de la loi, etc...), c'est-à dire tant que son pouvoir s'impose, par son effet, à ce qui s'oppose éventuellement à lui.

 « En conséquence, dit-il, la reconnaissance par le droit de « libertés politiques et sociales : liberté de conscience, d'opinion, d'expression, de communication des idées, de circulation des personnes, de réunion, droit de grève, etc..., ne saurait être considérée comme l'octroi de réelles libertés si les conditions ne sont pas réunies pour que les individus aient le pouvoir de les accomplir...La vision dynamique de la liberté implique que la société donne prioritairement aux faibles, aux défavorisés, dominés ou abusés, le pouvoir qui leur manque...

 LE ROLE PRIMORDIAL DE L'EXECUTIF

  « La liberté, poursuit-il, est donc, comme la démocratie, une question de possession de pouvoirs, et la démocratie, quand elle est conçue, non pas comme un régime de droit égalitaire, mais de pouvoir populaire maximum est, alors, le régime de la liberté maximum possible, tout en excluant que cette liberté soit celle « du renard dans le poulailler. »

L'approfondissement de l'étude de la démocratie montre que l'objet primordial de l'organisation de la société est exécutif. Il s'agit de répartir entre les individus les tâches nécessaires à la survie, la vie, le bien-être, voire le bonheur de tous...au profit d'une caste ou catégorie sociale ou, pour la démocratie, de tous...

« Quoi qu'il en soit, continue Jean-Claude Martin, la démocratie, pas plus qu'un autre régime, ne peut s'envisager sans qu'un système exécutif des fonctions nécessaires à assurer soit mis en place. »

UNE DELEGATION DE SOUVERAINETE

 Pour lui, « cela implique donc une délégation de souveraineté populaire en matière d'actions de gouvernement et de décisions, pour celles qui sont propres à l'exécution des tâches...

« Soit l'exécutif a trop de pouvoirs et le caractère démocratique du régime est affaibli, soit l'exécutif n'a pas assez de pouvoirs pour réaliser les fonctions nécessaires, et l'efficacité sociale en pâtit.

« La solution consiste à mettre en place un contrôle de l'exécutif, avec possibilité de corriger ses dérives, plutôt qu'à trop le ligoter.

« Ce mode de contrôle doit être décidé démocratiquement et les corrections suivre les délibérations populaires. »

Selon Jean-Claude Martin, le système d'économie de marché en place ne paraît pas pouvoir être changé radicalement, c'est du moins son opinion, après l'échec des pays communistes. Cela génère des excès de pouvoir, des injustices et des inégalités sociales, ainsi que d'énormes pollutions.

L'ECONOMIE DE MARCHE ET LES EXCES DE POUVOIR

 Selon lui, il est de plus en plus évident que, dans un sens de démocratie, voire simplement d'humanisme, il doit être imposé à ce système des règles, concernant notamment le partage des richesses et les effets sur l'environnement.

Aussi, Jean-Claude Martin poursuit : « Répartissant les pouvoirs, et les moyens matériels étant des éléments actifs (énergie) de pouvoirs, la démocratie est un régime de partage des richesses. C'est la raison pour laquelle elle ne peut s'épanouir dans un pays pauvre. »

Dès lors, il est conduit à considérer qu'il a réuni assez de conditions pour examiner en quoi les « démocraties parlementaires » et tous les régimes représentatifs qui gouvernent l'essentiel des Etats modernes, se conforment ou s'éloignent des principes et propriétés caractéristiques de la démocratie et de leurs implications en matière de gouvernement.

LES DELEGATIONS ET LES DELEGUES

 « Que la grande masse des citoyens puisse en permanence effectuer les choix que nécessite le gouvernement de la société est irréalisable. Outre la nécessité qu'il a de déléguer la conduite des actions à un Exécutif, le peuple souverain doit donc, aussi, déléguer à des élus censés le représenter, la part du domaine législatif qu'il ne peut objectivement assumer.

« Il est évident que la somme de ces délégations atténue le caractère démocratique du régime représentatif.

« Au-delà de la question théorique de représentabilité du peuple, ou de conservation de sa souveraineté à travers la délégation, se pose le problème concret de sa représentation par des délégués issus, en grande majorité des classes sociales dominantes et de leaders politiques et gouvernements formés au même moule.

 « Le jeu des partis, la possibilité exagérée du cumul des mandats et de réélections successives, aboutit à la constitution d'une véritable oligarchie politique de profession qui confisque les pouvoirs de gouvernement, dont le peuple est propriétaire...

LA DEMOCRATIE REPRESENTATIVE PEU DEMOCRATIQUE

 Pour le Recteur Martin, à la lumière de l'analyse précédente et de la formulation du degré de démocratie, on se voit contraint de tirer la conclusion, qui en choquera plus d'un, que les systèmes de démocratie représentative parlementaire, sont bien moins démocratiques qu'on le prétend couramment. Ils sont loin de mériter l'estime qu'on leur accorde, en les considérant comme le modèle de démocratie réelle et réaliste.

« Le fait, dit-il, est encore aggravé, dans leur formule « présidentialiste » qui leur donne des attributs de monarchie constitutionnelle et atténue, même, les pouvoirs du Parlement. »

En fait, montre Jean-Claude Martin, ce sont, plus que tout, des « Etats de droit ». Cette notion à la mode rejoint, dans l'esprit de beaucoup de commentateurs politiques et politiciens, la conception limitée qu'ils ont de la démocratie, pour peu que le droit de vote, même appliqué dans des conditions discutables, y soit reconnu.

ETAT DE DROIT OU POUVOIR POPULAIRE MAXIMUM 

« C'est en cela, poursuit-il, qu'il est important de mettre en exergue qu'une vraie démocratie n'est pas seulement un Etat de droit égalitaire, mais de pouvoir populaire maximum.

« C'est au pouvoir qui reste au peuple, tout compte fait, en incluant celui qu'il a sur le gouvernement, que se mesure le caractère démocratique des régimes politiques.

 « Ceux qui, aujourd'hui, prétendent représenter le meilleur modèle démocratique sont les « démocraties libérales » et les « social-démocraties » des pays occidentaux.

« Au regard de la plupart des autres, ces systèmes représentatifs sont, sans conteste, des Etats de droit meilleur, surtout en ce qui concerne les droit électoral et le droit d'entreprendre. »

LIBERALISME ECONOMIQUE ET DEMOCRATIE, C'EST INCONCILIABLE

 « Mais, poursuit Jean-Claude Martin, la « démocratie libérale » croyant pouvoir régler le dilemme « libéralisme économique-démocratie », allie deux principes qui, sans paraître, a priori, antinomique, sont réellement inconciliables. »

Et Jean-Claude Martin d'expliquer que la « main invisible » et supposée « magique » du « libre-marché » ne régule pas l'économie, dans le sens où, accroissant les richesses pour tous, elle donnerait plus de possibilités (pouvoirs par la possession de biens) à tous. Elle accroît, au contraire, les inégalités en générant de plus en plus de richesses pour les riches et en faisant porter le poids des difficultés économiques, réelles ou prétendues, parfois même provoquées, sur les pauvres !

Elle recrée, ajoute-t-il, une noblesse de l'argent, qui vit côte à côte, en s'en protégeant, d'une catégorie de miséreux, en croissance constance, non seulement dans le tiers et le second monde, mais aussi dans les pays développés.

UNE NOBLESSE DE L'ARGENT ET DE NOUVEAUX ESCLAVAGES

 Les pouvoirs économiques étendus que cette caste privilégiée a accumulés, empiètent sur ceux des gouvernements légitimes. L'oligarchie politique, dépassée ou complice, n'est plus capable de gouverner dans l'intérêt du peuple qu'elle est censée représenter et servir.

Le peuple y perd peu à peu le pouvoir d'exercer ses droits fondamentaux et, a fortiori, sa souveraineté. Dans la jungle économique, la démocratie régresse vers un nouvel « ancien régime » aussi difficile à vivre, pour les classes défavorisées, que celui des royaumes et des empires du passé.

Dans ce contexte, explique notre recteur, la « social-démocratie » échouant dans ses intentions, n'en est plus l'alternative possible. Elle ne s 'en différencie que par des mitigations qui sont autant d'aveux d'impuissance de ces régimes, que palliatifs à leur caractère démocratique défectueux.

La « mondialisation » contrôlée par les tenants de la « démocratie libérale », au lieu de répandre liberté et bien-être, fait renaître de nouveaux esclavages, généralise la domination de l'argent, détruit, de fait, les égalités de principe et reconnaît la liberté d'abuser au nom de la liberté.

« Comment, dit-il, dans un tel contexte, le peuple peut-il répondre aux appels au civisme que lui adressent les politiciens qui, par système interposé, dont la légitimité les sert, l'ont dépossédé de son dû ?

« Il lui reste la manifestation qui lui fait prendre conscience momentanément du poids du nombre.

« Mais il fait souvent les frais de ses révoltes. Le vote-sanction qu'il inflige, stigmatisé pour être un acte irresponsable, est en fait une vraie réponse, seulement décalée, aux questions qu'on aurait dû lui poser...

« La déception profonde que le peuple ressent rique d'en pousser la majorité vers un autre excés : li pire choix antidémocratique. »

 EXISTE-T-IL UNE SOLUTION ?

 C'est la question que pose Jean-Claude Martin, qui pense qu'elle ne saurait se limiter à quelques arrangements du type de ceux qu'a exploré, en vain, la social-démocratie, ni aux tentatives de « démocratie sociale », « participation » ou autres...

« Un progrès net et praticable vers la démocratie directe est seul envisageable. Or, le seul acte de démocratie directe institutionnalisé, le référendum, a été trop souvent utilisé comme moyen de restauration ou de confirmation et de renforcement plébiscitaire de l'autorité de gouvernements en perte de vitesse. »

QUEL REFERENDUM POUR UNE DEMOCRATIE DIRECTE ?

 « C'est pourtant, dit-il, le seul moyen d'expression directe et forte de la souveraineté populaire, en matière de conduite de la société.

« Une des premières mesures à prendre est de la redresser dans son déclenchement – initiatives populaires et parlementaires -, et dans son déroulement, de plus largement l'utiliser et de l'étendre à tous les niveaux de la vie publique.

« Le référendum-débat, dont nous avons jeté les bases, répond à l'exigence de restaurer la souveraineté populaire sur ses propres décisions.

« Un premier référendum fondamental devrait, alors, pouvoir lancer un processus de démocratisation qui aboutisse à un nouveau contrat social, une nouvelle constitution, un degré choisi par le peuple lui-même de possession des pouvoirs de gouvernement, donc un degré de démocratie plus élevée. »

Nous avons déjà donné à lire la conclusion de la conclusion de l'ouvrage...

Certes, Jean-Claude Martin n'apparait pas être marxiste.

Cependant, même s'il est nécessaire de penser et faire vivre d'autres conditions générant de la liberté et de la démocratie, on peut s'accorder avec lui sur nombre de mesures institutionnelles à prendre en compte dans le débat public indispensable

SI LE PEUPLE LE VEUT...

   Dans cet esprit, dit Jean-Claude Martin, si le peuple le veut, s'il n'est pas grugé une nouvelle fois, l'adoption de mesures que suggère cet ouvrage – limitation du cumul des mandats, suppression des pouvoirs régaliens du Président, du monopole « énarchique », etc...- et d'autres qui s'y ajouteraient, lui permettrait d'améliorer sensiblement la mauvaise démocratie représentative en vigueur.

« Il démontrerait, en quelques actes puissants, que la démocratie directe est praticable si elle est appliquée à ce pour quoi elle a été conçue et ce pour quoi elle est mieux adaptée que toute autre: faire que la volonté populaire, non seulement s'exprime, mais prime, sur toute question essentielle de gouvernement de la société des hommes. »

(pour voir le site : www.la-democratie.fr )

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Rassemblement pour l'Initiative Citoyenne
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