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Diffuser « une information exacte, impartiale et digne de confiance » :
une obligation légale de l’AFP
Diffuser « une information exacte, impartiale et digne de
confiance » : une obligation légale de l’AFP...
A l’occasion de la discussion et de l’adoption de la
Constitution, des membres du gouvernement et des parlementaires de tous bords annonçaient dans les
médias l’instauration du « référendum d’initiative populaire ».
Alors qu’en réalité la procédure adoptée prévoit en
substance que si 20% de Parlementaires, soit 184, peuvent obtenir
sur une de leur proposition le soutien de 10% des électeurs, soit environ
4,5 millions (ce qui est gigantesque) elle est soumise au Parlement
et si celui-ci ne l’examine pas dans le délai prévu par la loi, elle est soumise à référendum.
Cette disposition est grotesque car on ne voit pas ce qui
pourrait empêcher la Majorité d’examiner la proposition et de la rejeter !
Cette procédure est une dénaturation complète par
la commission BALLADUR, suivie par le Congrès, de la proposition faite en 1993
par la Commission VEDEL qui prévoyait que le Parlement disposait de 4 mois pour
adopter la proposition de l’opposition faute de quoi elle était
soumise à référendum.
Cette formule donnerait un véritable pouvoir à
l’opposition qui disposerait de la garantie de pouvoir faire adopter
une de ses propositions, positive ou d’abrogation, par le Parlement ou
de la voir soumise à référendum pour adoption.
Nous avions dénoncé le fait que « l’opposition »
n’avait fait aucune campagne en sa faveur prouvant ainsi qu’elle
ne souhaitait pas vraiment contrôler la Majorité dont elle dénonce
pourtant les méfaits, ni soumettre au peuple français ses
propositions alternatives présumées bénéfiques pour lui.
Cela nous avait semblé très grave.
Le Rassemblement pour l’initiative citoyenne avait envoyé
à l’AFP deux communiqués énonçant ces faits, mais celle-ci n’avait pas
jugé utile d’en faire la moindre dépêche. Nous avons donc saisi le Conseil
supérieur de l’AFP, chargé de veiller au respect de la Loi, et nous nous sommes
rendus à l’audience au Conseil d’Etat. Nous avons demandé au PDG de l’AFP, M. Pierre
LOUETTE, de dire si avant nos communiqués les informations que nous lui avions
envoyées avaient été diffusées aux « usagers » c’est à dire aux
clients de l’ AFP. Nous n’avons pas obtenu de réponse.
Le Président du Conseil supérieur de l’AFP nous a indiqué
que seuls les « usagers » de l’AFP et les organisations professionnelles
pouvaient le saisir ce qui n’était pas notre cas.
Notre demande a donc été logiquement rejetée lors de la séance
du 08/09/2008.
Il ne nous semble pas normal que la loi ne dispose pas que
tout citoyen puisse saisir le Conseil supérieur s’il estime que l’AFP a manqué
à son obligation légale de fournir :
« Une information exacte, impartiale et digne de confiance. »
Dans une « démocratie irréprochable » cette
obligation légale et contrôlée devrait être imposée à tous les
médias du service public de l’information qui pendant des semaines n’ont
rendu aucun compte des faits évoqués ci-dessus, malgré de nombreux communiqués
de notre mouvement.
La Direction collégiale du Rassemblement pour l’Initiative
Citoyenne
E-mail : direction@ric-france.fr Site : www.ric-france.fr Tel
.04.72.24.65.02
« Rien n’est plus fort qu’une idée dont
l’heure est venue » V.HUGO
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