Langue de bois et double langage de N.SARKOZY et de l’UMP...
(Ce communiqué a été adressé à N.SARKOZY pour rectifier
d’éventuelles erreurs. Nous n’avons pas eu de réponse.)
Pour les
Régionales une des promesses des listes UMP était de ne pas augmenter les
impôts si elles l’emportaient. Nous avons demandé, à toutes, plus à Xavier
BERTRAND, Président de l’UMP et à Henri GUAINO, conseiller spécial de
N.SARKOZY, des garanties de réalisation de cette promesse et des
autres...
Nous n’avons eu aucune
réponse.
Nous avions
pourtant simplement demandé que dans le cadre de la loi du 13/08/2004,
les listes UMP s’engagent à organiser systématiquement toute « consultation »
demandée par 10% des inscrits et à tenir compte du résultat mais seulement
si le OUI faisait un meilleur score que leur liste au second tour.
Au premier tour,
61% des inscrits ont envoyé un message très clair de protestation. (Abstention,
votes blanc et nuls et vote F.N.). Les conseillers en communication du
Président ont eu l’idée géniale de faire dire partout que ce n’était que la
première mi temps, qu’ils appelaient les abstentionnistes à la
mobilisation !
Au second tour
la gifle a été confirmée et avec 15% d’abstention de plus qu’au second
tour 2004.
Pour le
Rassemblement pour l’initiative le message des Français pour la Régionale est
clair et confirmé par les sondages : Les français veulent des reformes mais
des réformes profondes, mettant vraiment tout à plat et apportant
des solutions justes et durables pour toutes les
catégories de citoyens. Et non comme depuis trente ans, avec 6
alternances droite gauche, des réformettes dans l’intérêt d’un camp.
- Nous avons rappelé à N.SARKOZY les faits
suivants :
- En 1993, N. Sarkozy s’est fait élire député avec
en 4ème de 20 promesses dans «
La réforme maintenant ! » l’instauration
du référendum d’initiative populaire dans l’année. Elu et devenu
Ministre d’Etat il a fait adopter à la place, en juillet, par le Congrès, la Cour
de justice de la République pour que les Ministres socialistes soient
jugés par leurs copains dans l’affaire du sang contaminé. (Alors qu’un sondage
Sofres/Le Monde du 19/11/1992 avait indiqué que 80% des Français
souhaitaient que les ministres soient jugés comme les autres citoyens...)
- En 2002 le
referendum d’initiative populaire était expressément inscrit dans la profession
de foi du second tour de J.CHIRAC. N.SARKOZY a été ministre pendant les 5 ANS,
notamment de l’intérieur, et n’a jamais présenté de projet de loi en faveur du
RIC...
- En
2003 plus de 82% à 88 % des Français souhaitent pouvoir
lancer des référendums sur les sujets de leur choix.
Pourtant, bien que la loi soit censée être
« l’expression de la volonté générale » (Art. 6 de la DDHC de 1789) aucun parti n’a jamais mis à l’ordre du jour de
l’assemblée générale une proposition de loi en faveur du référendum
d’initiative citoyenne.
Aucun
amendement en
faveur du référendum d’initiative citoyenne « local » lors de la
discussion de la loi sur la décentralisation du 13/08/2004 qui est une
véritable provocation, avec un seuil municipal à 20% et Régional à 10% !
- En 2008 la « démocratie irréprochable » a « oublié »
le référendum d’initiative citoyenne promis dans l’année 93 par le RPR…
- En mars 2010 pour les Régionales, aucune liste UMP n’a accepté de
rendre la parole aux électeurs si 10% des inscrits le demandaient.
- Nous lui
avons enfin et surtout rappelé qu’à la fin de son investiture,
il a évoqué ce « peuple français qui ne veut pas que l’on
décide à sa place, et qui par-dessus tout ne veut plus que l’on pense à sa
place...“ (Voir extrait vidéo http://www.ric-france.fr/videos/ns.wmv )
Que ce
constat était très juste, mais que pour cela il devait disposer du référendum
d’initiative citoyenne, qu’il avait promis dans l’année 93 comme candidat aux
législatives... ! Et oublié comme ministre d’Etat quelques semaines plus
tard...
Notre mouvement lui a proposé des modalités de RIC avec un seuil de présélection des
questions à 30% des inscrits ! http://www.ric-france.fr/LesRIC.php#icn
Nous n’avons pas
eu de réponse.
M.M SARKOZY/WOERTH
affirment, pour les retraites, vouloir faire une « réforme profonde
et juste » mais ils ne veulent pas que le peuple puisse en juger
en décidant de lancer un référendum décisionnel s’il l’estime nécessaire.
En SUISSE, par
référendum d’initiative citoyenne, le 7 mars 2010 le peuple a abrogé une
loi qui aurait entraîné une baisse des retraites, avec 73% de NON.
Le Gouvernement doit revoir sa copie...
Et en
France... ?!
La direction collégiale du Rassemblement pour l’Initiative
Citoyenne
E-mail : direction@ric-france.fr Site : www.ric-france.fr Tél. 04.72.24.65.02
« La démocratie se reconnaît dans la
capacité d’un peuple à contrôler son destin. » J. Attali
« Rien
n’est plus fort qu’un idée dont l’heure est venue. » Victor HUGO